Titel
Scripta Mercaturae 45 (2016).
Weitere Titelangaben
Globalisierung aus unterschiedlicher Perspektive


Hrsg. v.
Peter Fäßler (Paderborn), Michael Rothmann (Hannover), Christoph Schäfer (Trier), Paul Thomes (Aachen), Rolf Walter (Jena)
Erschienen
Umfang
160 S.
Preis
25,68
Herausgeber d. Zeitschrift
seit 2005 Markus A. Denzel (Leipzig); Paul Thomes (Aachen); Rolf Walter (Jena)
Erscheinungsweise
entweder 2 Hefte/Jahr oder 1 Band/Jahr
Kontakt
Scripta Mercaturae Verlag c/o Computus Druck Satz & Verlag Hauptstr. 60 55595 Gutenberg

Am Vorabend des 50-jährigen Bestehens der wissenschaftlichen Zeitschrift „Scripta Mercaturae“ erscheint nun der 45. Band unter dem Motto „Globalisierung aus unterschiedlicher Perspektive“.

Die Zeitschrift wurde 1967 von Theodor Gustav Werner als Fachorgan für die internationale Wirtschafts- und Handelsgeschichte gegründet und später zur Zeitschrift für Wirtschafts- und Sozialgeschichte erweitert. Ganz im Sinne des Gründers wird das Profil deutlicher global akzentuiert und um die »3Öks« (Ökonomie – Ökologie – Ökumene) ergänzt bzw. erweitert.

Dem Herausgebergremium mit Peter Fäßler, Michael Rothmann, Christoph Schäfer, Paul Thomes und Rolf Walter gehören namhafte Fachhistoriker mit einschlägiger Kompetenz auf den genannten Forschungsfeldern an. Die Redaktion der Zeitschrift liegt im Scripta Mercaturae Verlag in den Händen von Jörn Kobes.

Preis und Bezugsmöglichkeit:
Der Verlag freut sich über jedes Interesse an dieser Zeitschrift, die im jährlichen Abonnement aktuell unverändert 24 Euro zuzüglich MwSt. und Porto kostet. Bestellungen werden an die Verlagsadresse

Scripta Mercaturae Verlag
Hauptstr. 60
55595 Gutenberg
<info@scripta-mercaturae.de>

erbeten. Auch die früheren Jahrgänge können bis auf wenige Ausnahmen noch angeboten werden. Der Verlag macht Ihnen auf Anfrage gerne ein passendes Angebot.

Inhaltsverzeichnis

Rolf Walter: Einführung zu vorliegendem Heft Nr. 45 (2016), S. 5f.

Christoph Schäfer: Öl für Germanien – Überlegungen zum römischen Fernhandel, S. 7–38

Oil for German Provinces – Summary
While most basic foodstuffs needed in the German provinces of the Roman Empire were locally produced, this was not the case for olive oil. The immense demand for oil could only be satisfied by long-distance trade and imports. For this reason, among all ancient commodities, oil best lends itself to an analysis of ancient trade routes and their efficiency. Among the issues most discussed is the question of whether the Atlantic sea route could compete with the well-known river route via the Rhône-Saône-Moselle. In combining basic nautical parameters with preliminary results on the sailing and sea-faring qualities of Roman merchantmen, new insights can be gained into this facet of Roman trade, which form the basis of further investigation and quantification of Roman trade. Seen from the perspective of modern economic theories and models such as Transaction Cost Theory, the surprising complexity of the Roman economy becomes apparent, which in the ancient Mediterranean context, could well be said to have been a ‘global’ economy.

De l’huile pour la Germanie – Resumé
La plupart des denrées alimentaires de base provenaient directement des provinces de l’imperium germanique Romain et son arrière-pays, sauf l’huile. L’immense consommation d’huile d’olive devait être couverte par le marché international. Il s’agit là du produit idéal pour se prêter à une enquête au niveau des voies commerciales et leurs efficacité de transfert. En particulier, la question si le transport par voie maritime à travers l’atlantique pourrait faire concurrence à la route bien connue, la Rhône-Saône-Moselle, provoqua des réactions très controversées. Si l’on invoque les conditions générales de la nautique et les premières dates électroniques sur les propriétés véliques des bateaux romains, il en résulte de nouvelles constatations inattendues qui permettent de continuer les recherches dans la quantification de l’économie ancienne. En comparaison avec la théorie des frais de transaction moderne, on reconnait clairement la complexité du système économique romain qui – si on contemple les frontières du monde antique – montre sans aucun doute des lignes globales.

Angelika Westermann: Das Berg- und Hüttenwesen – Motor der vorindustriellen Weltwirtschaft. Überlegungen zur Bedeutung serieller Quellen der Montangeschichte, S. 39–58

Mining and metallurgy – motors of pre-industrial global economy. Some thoughts on the significance of serial sources for history of mining – Summary
The interdependencies outlined by examples from the silver, copper and mercury markets are representative for the comprehensive possibilities, but also requirements of mining history research. Mining economy was the motor responsible for powering and accelerating the process of integrating European trade relations into the global economy. A comprehensive description of supra-regional mining economy on the basis of serial sources, particularly of mining and metallurgy is called for to answer such questions as, e.g. which role European and South American silver actually played in the 16th and 17th centuries in regard to European economy, mining administration and society, for the price trends on the silver market, currency fluctuations and the amount of money in circulation, for the satisfaction of the nobility’s desire for representation, or national bankruptcies, to name only a few topics.

Le monde de l’industrie minière et métallurgique – Moteur de l’économie mondiale avant l’industrie. Réflexions sur l’importance des sources sérielles de l’histoire de l’industrie minière et métallurgique – Resumé
Les interdépendances du marché de cuivre, de mercure et d’argent citées en exemple sont témoins des innombrables possibilités mais aussi des impératifs économiques de la recherche historique minière et métallurgique. L’économie de l’industrie minière et métallurgique fut le moteur qui fit avancer et accélérer le processus d’intégration des relations commerciales européennes au sein de l’économie mondiale. Seul un exposé de faits complexe et interconnecté, basé sur des sources sérielles sur l’économie minière et métallurgique, pourrait nous aider à répondre à la question suivante : quel rôle réel à joué l’argent européen et sud-américain au 16ème et 17ème siècle dans l’économie, la gestion minière et métallurgique et dans la société en Europe, dans l’évolution des prix sur le marché de l’argent. Quel rôle a-t’il joué réellement au niveau de la fluctuation et de l’écoulement des quantités monétaires, de la satisfaction des besoins de représentation des princes, de la banqueroute d’état, pour ne citer que quelques sujets.

Franz Mathis: Handel – Großstadt – Industrie. Das Beispiel Asien, S. 59–82

Trade – City – Industry. The example Asia – Summary
As in other parts of the world, in South and East Asia the process of industrialization was triggered off by large cities. Unlike in capital cities and centres of administration, in Bombay, Shanghai, Osaka and Singapore it was primarily trade that made them grow in the 19th and 20th centuries. Growing trade, the emergence of large cities and industrialization were accompanied by a fundamental change of socio-economic structures. The extent of structural change depended on the relative share that industrialized metropolitan regions held within the overall population of a country. In India and China, where such regions account for a relatively small portion of total population, only a minority of people has been affected by structural change resulting in relative prosperity, while a large majority is still living in rural, pre-industrial and therefore poor areas. In Japan and Singapore, however, where a substantially larger part or even all of their populations live in metropolitan agglomerations, most of their people have benefited from industrial­ization and only few have been excluded from the change in socio-economic structures.

Commerce – Ville – Industrie. L’exemple de l’Asie – Resumé
Le processus de l’industrialisation dans le sud de l’Asie et l’Asie de l’est a été déclenché comme dans beaucoup d’autres parties du monde, dans les grandes métropoles. À la différence des grandes villes et des centres administratifs, au 19ème et 20ème siècle c’est le commerce qui fait foisonner Bombay, Shanghai, Osaka et Singapour. Un commerce en croissance, la formation de grandes villes et l’industrialisation allaient de pair avec une transformation fondamentale des structures sociales et économiques. L’ampleur de la transformation structurelle dépendait de l’importance que les grandes villes industrialisées occupaient dans le cadre de l’ensemble de la population du pays. Jusqu’à aujourd’hui encore en Inde et en Chine où ces régions étaient relativement peu représentées seule une petite minorité est concernée par la transformation structurelle et la prospérité qui s’ensuivit, alors que la majorité de la population vit encore à la campagne et dans de pauvres régions préindustrielles. En revanche au Japon et à Singapour, où la grande majorité de la population vivait dans les grandes agglomérations, la plupart des gens a pu profiter de l’industrialisation. Très peu de personnes furent exclues de la transformation structurelle socio-économique.

Karl Georg Zinn: Internationale Wohlstandsunterschiede aus bedürfnistheoretischer Sicht – Überlegungen zur Machtanthropologie von Bertrand Russell, S. 83–104

International differences in wealth from the point of view of the theory of needs – Some thoughts on Bertrand Russell’s anthropology of power – Summary
Socio-economic disparity, war and the anthropogenic destruction of the natural resources of the human race are characteristics of civilisation that reach back far in time. Their causes cannot be understood without taking into consideration specific human needs. Hereby, one should differentiate between the categories of satisfiable and non-satisfiable needs. This serves to distinguish between a drive for power (“love of power” in the terminology of Bertrand Russell) and the satisfying of economic needs. Furthermore, striving for power can be regarded as possessing a greater historical impact than the implementation of purely economic interests. – In its first section, the present text deals with the socio-economic partition of humanity, the prehistoric origin of war after man’s transition from an appropriating to a producing way of life and the increasing international differences in wealth in modern-day Europe. The second section will discuss the differences between an economic motivation as opposed to one based on the accumulation of power from the point of view of the theory of needs, taking into account Keynes’ and Russell’s sparsely received analysis of the “forms of power”. Finally, we shall briefly examine the presumably first collapse of a civilisation, namely the abrupt end of the flourishing Mycenean Era in the 12th century BC, which can be taken as a portent for the globalised world of today. Even then, changes in the natural environment were co-responsible for a collapse of the system.

Différences internationales de bien être vu par rapport à la théorie de satisfaction aux besoins – Réflexions de Bertrand Russell sur l’anthropologie du pouvoir – Resumé
L’inégalité économique sociale, la guerre et la destruction anthropogène des éléments naturels fondamentaux de l’être humain sont des critères de civilisation qui remontent loin dans le temps. Les causes sont à comprendre dans les besoins spécifiques de l’être humain. Dans ce contexte il est nécessaire de bien faire la différence entre les besoins pouvant être rassasiés et ceux restants insatiables, de façon à pouvoir limiter la pulsion du pouvoir (nommée L’amour du pouvoir dans la terminologie de Bertrand Russell) par rapport aux besoins économiques, étant donné que l’ambition du pouvoir pourrait avoir un intérêt nettement supérieur aux purs intérêts économiques – Le texte présent se penche dans la première partie sur la polarisation sociale et économique de l’humanité, sur l’origine préhistorique de la guerre, après que l’homme soit passé de son instinct acquisitif à une façon de vivre productive, ainsi que sur l’augmentation de l’inégalité des fortunes internationales aux temps modernes européens. La deuxième partie aborde la différence entre la motivation économique et la motivation orientée par le pouvoir par rapport à la théorie de satisfaction aux besoins en ayant recours à l’analyse des «formes du pouvoir» de Keynes et de Russell jusqu’ici peu reconnue. Pour terminer on relatera brièvement le premier effondrement supposé d’une civilisation, à savoir la fin abrupte de la prospérité de l’aire mycénienne au 12ème siècle av. J.-C., qui peut faire office d’avertissement fatidique et historique pour la globalisation du monde actuel. En effet déjà à l’époque les modifications écologiques furent en partie responsables de l’effondrement du système.

Peter E. Fäßler: Europäische Zeitgeschichte und Globalisierung: Entwicklungslinien, Herausforderungen, Reaktionen, S. 105–124

European contemporary history and globalisation: directions of development, challenges, reactions – Summary
Europe initiated modern-style globalisation in the 19th century and continues to significantly promote it until this day. Conversely, globalisation as a secular mega-trend encompassing society as a whole influenced the development of Europe in manifold ways. Particularly the continuous and potentially increasing divergence of greater regions of Europe must be comprehended as a result of globalisation. This essay discusses the causes and results of this reciprocal relationship, as well as the reactions to this transformation.

Histoire européenne contemporaine et Globalisation: Lignes d’évolution, défis, réactions – Résumé
L’Europe a lancé la globalisation moderne au 19ème siècle et l’a soutenue jusqu’ici avec détermination. En revanche la globalisation, un des facteurs mondial méga tendance et séculaire influencera le développement de l’Europe de façon multiple. Il est important de comprendre que surtout la divergence durable et plutôt croissante des grandes régions européennes est le résultat de la globalisation. Dans cet essai on discutera sur les motifs et les conséquences de ces relations à participation réciproque, ainsi que sur les réactions après les transformations.

Rolf Walter: Das Unsichtbare sichtbar machen: Carl Zeiss (1816–1888) – Vision und Mission eines Pionierunternehmers, S. 125–138

Making the invisible visible: Carl Zeiss (1816–1888) – vision and mission of a pioneering entrepreneur – Summary
The economic upsurge of Jena at the end of the 19th century in the context of the so-called “scientific revolution” was mainly the result of the collective efforts of Carl Zeiss (university mechanic and founder of the company in Jena named after him), Ernst Abbe (mathematician, physicist, businessman and founder of the Carl-Zeiss-Stiftung, the Carl-Zeiss Foundation) and Otto Schott (chemist, founder of the Glastechnisches Laboratorium Schott & Genossen, the Laboratory for Glass Technology Schott & Company in Jena). The œuvre of this triumvirate in the field of industrial optics can be seen as the living proof for a relative increment through synergy: The joint achievement must be regarded as much higher as the individual accomplishment of any of the three, according to the principle: The whole is more than the sum of its parts. Ernst Abbe succinctly described this circumstance with the term “Mehrwert”, additional benefit. This additional benefit belongs to everyone. It must be understood as “collective property”. This refers to the “Zeissians” stock of knowledge compiled conjointly (as a team).

Rendre l’invisible visible: Carl Zeiss (1816–1888) – Vision et mission d’un pionnier industriel – Résumé
A la fin du 19ème siècle l’expansion économique de Jena dans le cadre de la dite «révolution économique» fut principalement le résultat des efforts collectifs de Carl Zeiss (technicien en mécanique à l’université et fondateur de la société Carl Zeiss à Jena), de Ernst Abbe (mathématicien, physicien, industriel et fondateur de la Fondation Carl-Zeiss), et enfin de Otto Schott (chimiste, fondateur du laboratoire technique de verrerie Schott & sociétaires à Jena). L’œuvre commune de ce trio dans le domaine de l’industrie de l’optique peut être considérée comme la preuve vivante de la plus-value acquise grâce à la synergie: Le travail fournit en commun a de loin beaucoup plus rapporté que la prestation individuelle de chacun des 3 personnages, suivant le dicton: le tout est plus que la somme de ses éléments. Ernst Abbe a décrit ce phénomène par un terme prégnant «la Plus-value». Ce «Plus» appartient à tous. Il faut le comprendre comme une «propriété collective». On sous-entend par là l’accumulation de connaissances des Zeiss élaboré en commun (travail d’équipe).

Michael Kovacs: History Marketing – Perspektiven im Umgang mit Geschichtswerbung, S. 139–160

History Marketing – Perspectives on dealing with history advertisement – Summary
This article attempts to demonstrate how history is used in corporate communications in different scientific disciplines. Since its emergence in Germany, History Marketing has become more popular in corporate use and research. Derived from the American public history, History Marketing is subject to many scholars of different areas of research. Although scholars agree on the additional value History Marketing generates, there are contradictory views on how this value is achieved. The article examines the differences on how the research areas deal with using history, and tries to call upon open-mindedness in order to encourage a change of perspective in research. The purpose of this procedure is to show the underlying similarities and conceptual differences in order to advance research in the field of applied history. The article further elucidates the many abstract concepts that have been appearing since the emergence of History Marketing, and tries to illustrate their different views on objectiveness and temporality of history.

History Marketing – Perspectives pour l’emploi de la publicité historique – Résumé
Cet article veut montrer, de quelle manière l’histoire est utilisée pour la communication industrielle suivant le point de vue de différentes disciplines scientifiques. Depuis son apparition en Allemagne History Marketing gagne de plus en plus en popularité au sein du monde de l’industrie et de la recherche. History Marketing dérive du journal américain Public History et offre un centre d’intérêts pour les scientifiques de différents domaines. Malgré que les scientifiques soient d’accord sur la plus-value générée par History Marketing, les opinions divergent sur les conditions de parvenir à celle-ci. L’article analyse la façon d’aborder l’exploitation de l’histoire par les différents domaines de recherche et lance un appel aux différentes disciplines scientifiques à encourager un changement de perspective. Pour cela il faudra fixer les points communs fondamentaux ainsi que les divergences conceptionnelles afin de faire avancer la recherche dans le domaine de l’emploi de l’histoire. L’article met également en évidence les innombrables et différents concepts surgis depuis l’apparition de History Marketing et illustre leur vision sur l’objectivité et la temporalité de l’histoire.

Zitation
Scripta Mercaturae 45 (2016). in: H-Soz-Kult, 13.01.2017, <www.hsozkult.de/journal/id/zeitschriftenausgaben-10122>.
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